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Mythes sur le jeu : Départager le vrai du faux

ll y a plusieurs perceptions erronées concernant les jeux de hasard et d’argent et la situation du jeu au Québec. Les exemples suivants aideront à dissiper les mythes parmi les plus répandus.


Mythes sur le jeu


Mythe :

Un joueur qui analyse correctement le jeu peut arriver à prévoir le résultat.

Réalité :

Il est impossible pour quiconque de prédire le résultat d’un jeu de hasard, quel qu’il soit. Les jeux de hasard et d’argent répondent tous à la loi de l’indépendance des tours. Cela signifie que chaque tirage et chaque tour sont indépendants des précédents et des suivants. Les résultats étant déterminés par le hasard, les stratégies ne sont d’aucune utilité.

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Mythe :

Un appareil de loterie vidéo ou une machine à sous d’un casino qui n’a pas donné de lot depuis un moment versera un lot sous peu.

Réalité :

Les appareils de loterie vidéo et les machines à sous sont programmés de façon à verser les lots au hasard. Il est donc impossible de déterminer, de contrôler ou de prédire le moment où sont versés les lots.

De plus, le taux de retour et le taux d'encaissement sont deux éléments distincts. Il est important de ne pas les confondre. En savoir plus >>>

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Mythe :

À force de jouer, tout joueur finira par gagner.

Réalité :

Miser à un jeu de hasard et d’argent c’est d’abord accepter de perdre. Gagner est exceptionnel. Plus on joue, plus on augmente ses chances de perdre l’argent misé à chaque jeu. Bien sûr, quelques personnes gagnent occasionnellement plus d’argent que ce qu’elles ont misé. Mais une perte financière est inévitable pour celles qui jouent régulièrement.

Remporter un montant d’argent considérable dans tout jeu dépend du hasard, et les chances de perdre sont toujours plus élevées que les chances de gagner. Par exemple, la probabilité de gagner le gros lot au Lotto Max avec une participation est de 1 sur 28 633 528.

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Mythe :

Dans les tirages, il y a des numéros qui sont tirés plus souvent que d’autres.

Réalité :

Statistiquement, chaque numéro a une chance égale d’être tiré. À titre d’exemple, une personne qui lance un dé a une chance sur six d’avoir 1, 2, 3, 4, 5 ou 6. Si elle le lance une deuxième fois, elle aura les mêmes chances d’avoir 1, 2, 3, 4, 5 ou 6.

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Source : Les réponses aux mythes précédents proviennent ou sont inspirées des informations fournies par le Centre québécois d’excellence pour la prévention et le traitement du jeu.


Mythes sur la situation du jeu au Québec


Mythe :

Les Québécois jouent davantage aux appareils de loterie vidéo qu’à toute autre forme de jeu.

Réalité :

Selon une étude réalisée au Québec en 2009*, il a été noté que les quatre activités de jeu les plus populaires sont :

  • les billets de loterie (65,2 %);
  • les machines à sous (10,1 %);
  • le poker (4,7 %);
  • les appareils de loterie vidéo (4,6%)

L'étude estime que les Québécois dépensent annuellement en moyenne 483 $ en jeux de hasard et d'argent. Selon des données recueillies par Loto-Québec, il s'agit de la dépense la plus faible par habitant au Canada.

* KAIROUZ, Sylvia., et Nadeau, Louise. Portrait du jeu au Québec : Prévalence, incidence et trajectoires sur quatre ans [Format PDF, 1,49 Mo - Aide]. Université Concordia, Université de Montréal et Fonds de recherche sur la société et la culture, 2010

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Mythe :

Au Québec, le pourcentage de joueurs excessifs augmente d’année en année.

Réalité :

Il a été observé, selon une étude menée en 2009*que le jeu excessif n'était pas en progression au Québec. Près du tiers des Québécois n'ont pas parié ou dépensé de l'argent à des jeux de hasard et d'argent en 2009. Près de 68,4% des Québécois sont des joueurs sans problème ou à faible risque d'en développer. Près de 82 000 Québécois (ou 1,3% de la population adulte) sont à risque modéré de développer un problème de jeu. Près de 42 000 Québécois (ou 0,7% de la population adulte) sont de joueurs pathologiques probables.

* KAIROUZ, Sylvia., et Nadeau, Louise. Portrait du jeu au Québec : Prévalence, incidence et trajectoires sur quatre ans [Format PDF, 1,49 Mo - Aide]. Université Concordia, Université de Montréal et Fonds de recherche sur la société et la culture, 2010

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Mise à jour : 15 juin 2011

 
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