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Les plus récentes données officielles disponibles indiquent qu'en 2008-2009, la répartition des revenus de jeu au pays variait passablement d'une région à l'autre.

Ainsi, le Québec générait 19 % de l'ensemble de ces revenus au Canada, alors que c'était près du double en Ontario (39 %), tandis que les Prairies (Manitoba, Saskatchewan et Alberta) en recueillaient 23 % et la Colombie-Britannique 13 %; restaient 6 % pour les provinces de l'Atlantique (Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-PrinceÉdouard, et Terre-Neuve-et-Labrador).
Par ailleurs, en termes de dépenses brutes de jeu par adulte, le Québec figurait au dernier rang des juridictions canadiennes avec un montant de 659 $ par an par rapport à une moyenne nationale de 810 $. Comparativement à 2002-2003, la dépense moyenne par adulte est en diminution de 5,2 % au Québec, passant de 696 $ à 659 $.

Cette faiblesse relative des dépenses de jeu au Québec en 2008-2009 s'explique entre autres par une réduction de l'offre de jeu au cours des dernières années. En calculant le nombre d'équipements de jeu (terminaux de loterie, machines à sous, appareils de loterie vidéo et tables de jeu) par tranche de 1 000 adultes, cette tendance est encore plus marquée. Ainsi, le Québec et l'Atlantique sont les seules régions où ce ratio a diminué année après année depuis 2002-2003, pour des baisses respectives de 12,6 % et 15,7 % sur la période, ce qui est principalement dû à la contraction de leur réseau de loterie vidéo.

En somme, contrairement aux perceptions répandues, les dépenses de jeu des Québécois sont les plus faibles au Canada, et elles évoluent depuis quelques années de façon très différente de ce que l'on observe ailleurs au pays.
Quant à l'offre globale de jeu sous le contrôle de Loto-Québec, elle n'a cessé de diminuer au cours des dernières années. Ceci s'explique notamment par les mesures prises par la Société pour réduire le nombre de sites abritant des appareils de loterie vidéo, conformément au Plan de développement 2004-2007. En parallèle, le nombre de machines à sous dans ses casinos n'a pas augmenté.


Le nombre de joueurs pathologiques probables* dans la population adulte serait passé de 1 % en 1996, à 0,8% en 2002 et à 0,7 % en 2009. Le Québec compterait environ 42 000 joueurs pathologiques probables.
Selon l'étude, le nombre de joueurs à risque serait passé de 1,4 % en 1996 à 1,3 % en 2009.
Une enquête de Statistique Canada réalisée en 2002 révélait que le Québec est la province canadienne ayant le plus faible pourcentage de joueurs pathologiques, soit 0,3 % de sa population adulte et l'un des plus faibles pourcentages des joueurs à risque, soit 1,3 %.
Entre 1996 et 2009, le nombre estimé de joueurs pathologiques probables ainsi que le nombre de joueurs à risque sont demeurés stables. Il est important de noter que durant la même période, les revenus de Loto-Québec ont augmenté de plus de 65 %. Cette majoration n'a pas eu pour effet de faire croître le phénomène du jeu excessif.
* KAIROUZ, Sylvia., et Nadeau, Louise. Portrait du jeu au Québec : Prévalence, incidence et trajectoires sur quatre ans [Format PDF, 1,49 Mo - Aide]. Université Concordia, Université de Montréal et Fonds de recherche sur la société et la culture, 2010


Les trois types de joueurs sont :
Source : Site du ministère de la Santé et des Services sociaux


Entre 1996 et 2009, le nombre estimé de joueurs pathologiques probables ainsi que le nombre de joueurs à risque sont demeurés stables*. Il est important de noter que durant la même période, les revenus de Loto-Québec ont augmenté de plus de 65 %. Cette majoration n'a pas eu pour effet de faire croître le phénomène du jeu excessif.
Il ne faut donc pas établir un lien entre la hausse du chiffre d'affaires de Loto-Québec et le taux de joueurs pathologiques.
* KAIROUZ, Sylvia., et Nadeau, Louise. Portrait du jeu au Québec : Prévalence, incidence et trajectoires sur quatre ans [Format PDF, 1,49 Mo - Aide]. Université Concordia, Université de Montréal et Fonds de recherche sur la société et la culture, 2010

Lorsque le gouvernement du Québec a autorisé l'implantation d'un réseau d'appareils de loterie vidéo (ALV) par Loto-Québec, il a attribué à la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) le mandat de déterminer les lieux où les appareils pourraient être exploités. Afin que les appareils de loterie vidéo ne soient pas accessibles aux personnes de moins de 18 ans, la RACJ a édicté que les appareils ne pouvaient être exploités que dans les établissements ayant obtenu un permis d'alcool de catégorie bar, brasserie ou taverne et ayant obtenu une licence d'exploitant d'appareils de loterie vidéo. Il s'agit notamment de zones commerciales et résidentielles/commerciales, dont l'emplacement découle des règlements de zonage adoptés par les autorités municipales.
Incidemment, il faut savoir que si on ne trouve pas d'ALV dans certaines municipalités de l'île de Montréal, par exemple, c'est tout simplement parce que celles-ci n'ont pas d'établissements licenciés de type bar, brasserie ou taverne sur leur territoire.

Dans le cadre de ses activités, la SLVQ multiplie ses initiatives de sensibilisation visant à promouvoir le jeu responsable auprès de la clientèle, des propriétaires et des employés des établissements du réseau en conformité avec la certification sur le jeu responsable de la WLA.
Depuis le début de l'exploitation du réseau, plusieurs mesures concrètes ont été mises de l'avant et des changements importants ont été apportés aux appareils de deuxième génération introduits en 2003 dont plusieurs fonctionnalités de jeu responsable :
D'autres mesures de prévention sont également en place :


Dès que le jeu excessif a été reconnu par l'American Medical Association comme une pathologie (DMS III), Loto-Québec a appuyé les équipes de chercheurs qui ont commencé à s'y intéresser tant à l'Université de Laval qu'à l'Université McGill dans la création de deux centres d'excellence :
Centre québécois d'excellence pour la prévention et le traitement du jeu pathologique, affilié à l'Université de Laval.
Centre international d'étude sur le jeu et les comportements à risque chez les jeunes, affilié à l'Université McGill.


En 2001, le gouvernement du Québec a transféré la responsabilité de la gestion de la recherche, de la prévention et du traitement du jeu pathologique au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).
En ce qui a trait aux recherches, un comité présidé par le MSSS approuve les sujets.
En 2002, Loto-Québec a mis en place Mise sur toi. Sa mission était de promouvoir les comportements de jeu sains, la protection des personnes vulnérables, la prévention des effets du jeu excessif; et ainsi contribuer à l'atteinte de l'équilibre entre le mandat commercial et la responsabilité sociale de Loto-Québec. De 2002 à 2009, elle a notamment initié des programmes internes de formation destinés aux employés en contact avec la clientèle et à tous les employés intéressés à cette problématique.
Depuis 2010, Mise sur toi est devenu un organisme indépendant et sans but lucratif qui regroupe des personnes et des institutions provenant de divers milieux, qui adhèrent à sa mission sociale. Elle a pour mission d'informer, de sensibiliser et d'outiller les jeunes et les adultes du Québec afin qu'ils puissent prendre des décisions éclairées et développer des comportements responsables face au jeu.


Depuis 2001, Loto-Québec a doté ses casinos d'une procédure d'intervention visant à apporter une aide, sur place, aux personnes présentant des signes de détresse.
Il s'agit d'ententes signées avec des maisons d'aide aux joueurs compulsifs, situées dans chacune des régions des casinos. Dès que le personnel des casinos place un appel téléphonique auprès de ces établissements, ceux-ci s'empressent de désigner une personne-ressource qui prendra en charge la personne en détresse.
Au 2003, Mise sur toi a entrepris une série d'ateliers de sensibilisation auprès de plus de 4 000 employés des casinos du Québec, principalement auprès des personnes en contact direct avec la clientèle. Ces ateliers ont pour objectif de sensibiliser les employés aux situations de détresse et de faire en sorte qu'ils réfèrent les clients aux ressources mises en place pour intervenir rapidement. Ces ateliers ont pour objectif de sensibiliser les employés aux situations de détresse. Par l'entremise de la chaîne d'entraide, les employés des casinos sont mis à contribution dans le repérage de personnes montrant des signes de détresse. Dans le cas échéant, l'employé avise immédiatement un agent de sécurité qui dirigera l'individu vers une personne-ressource spécialement formée.
En savoir plus sur les nouvelles initiatives >>>


La formation Au hasard du jeu est réalisée en collaboration avec Mise sur toi et le Centre québécois d'excellence pour la prévention et le traitement du jeu de l'Université Laval. Cette formation permet aux détaillants et à leurs employés d'être mieux informés sur les jeux de hasard et d'argent lorsqu'ils sont confrontés à un joueur en difficulté et de remplir un rôle de premier plan en matière de jeu responsable. Depuis l'introduction du programme en 2001, plus de 22 000 propriétaires et employés de bar ont obtenu le certificat.
Donnée par des intervenants spécialisés dans le domaine du jeu, cette formation s'inscrit dans la continuité des notions présentées lors de la première tournée réalisée en 2001-2002. L'objectif de cette tournée provinciale était de permettre aux détaillants et à leur personnel d'approfondir leur compréhension du processus d'aide aux joueurs excessifs sans toutefois prendre la place des spécialistes et des intervenants dans le domaine.
Depuis juin 2008, la formation Au hasard du jeu est offerte en ligne, jour et nuit, sept jours par semaine, en français et en anglais. Il s'agit de la même version que celle donnée en salle. Depuis son implantation, près de 6 000 participants ont complété la formation en ligne.
Le programme de sensibilisation et d'information Au hasard du jeu 1, mis en place en 2001 pour les propriétaires des établissements du réseau des loteries vidéo, a attiré l'attention. En effet, la SLVQ est la première à l'échelle mondiale à avoir cumulé l'implantation d'un programme de sensibilisation et de formation pour ses détaillants et procédé à son évaluation systématique. Près de 4 200 personnes, propriétaires et employés y ont participé.


Loto-Québec sensibilise constamment ses détaillants au fait que les loteries s'adressent aux adultes seulement. Depuis l'adoption de la Loi interdisant la vente de produits de loteries aux mineurs (moins de 18 ans), en février 2000, Loto-Québec a consolidé sa démarche par des campagnes d'information et de sensibilisation auprès du grand public, par le biais de la radio, de la télévision, de ses publications et de ses terminaux, sur lesquels est affiché le visuel « 18 ans et plus ».
La Loi a prévu des infractions pour tout détaillant qui ne respecte pas la Loi interdisant la vente de produits de loteries aux mineurs (moins de 18 ans). En effet, tout détaillant qui y contrevient pourrait se voir imposer une poursuite pénale et une amende de 300 $ à 2000 $ et en cas de récidive une amende de 600 $ à 6000 $.
De plus, Loto-Québec a adopté des mesures administratives pour renforcer la Loi :
Tout adulte, qui a de bonnes raisons de croire qu'un détaillant vend de la loterie à une personne de moins de 18 ans, peut adresser en tout temps une plainte à Loto-Québec. À la réception de cette plainte, Loto-Québec mène une enquête pour s'assurer du bien-fondé de celle-ci.
Si, après enquête, cette plainte est fondée, Loto-Québec avise le détaillant concerné :
| - | 1re visite d'un client-mystère : en cas de manquement, envoi d'une lettre annonçant la tenue d'une formation en magasin; |
| - | 2e visite d'un client-mystère : en cas de manquement, avis formel remis au détaillant; |
| - | 3e visite d'un client-mystère : en cas de manquement, suspension du droit de vente pour une période de 15 jours; |
| - | 4e visite d'un client-mystère : en cas de manquement, suspension du droit de vente pour une période de 30 jours; |
| - | 5e visite d'un client-mystère : en cas de manquement, suspension du droit de vente pour une période de un an. |
Loto-Québec a mis sur pied, en 2002, un programme de visite chez les détaillants afin d'appuyer l'application de la Loi interdisant la vente de produits de loterie aux mineurs. Ce programme s'intitule « Ici, on carte ».


Les contributions de Loto-Québec au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et à la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) se répartissent comme suit :
| 2003-2004 | 2004-2005 | 2005-2006 | 2006-2007 | 2007-2008 | 2008-2009 | 2009-2010 | 2010-2011 | ||||||||||||||||
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Au cours des dernières années, la Société a consacré plus de 269 millions de dollars à la lutte contre le jeu excessif, dont 31,1 millions de dollars uniquement en 2010-2011. Ce dernier montant inclut le montant de 6,1 millions de dollars remis à Mise sur toi, une entité indépendante de Loto-Québec depuis février 2009.
Au cours de cette même période, Loto-Québec a alloué 190 millions de dollars aux programmes d'aide aux joueurs excessifs, administrés par le ministère de la Santé et des Services sociaux et à la gestion des activités de contrôle d'accès aux appareils de loterie vidéo, gérée par la Régie des alcools, des courses et des jeux.
Ces contributions font du Québec l'un des endroits au monde où l'on consacre le plus d'argent à la problématique du jeu excessif.


Grâce au versement annuel de 22 millions de dollars, effectué par Loto-Québec au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), les citoyens ayant un problème relié au jeu ont maintenant accès à un service gratuit dans une centaine de centres d'aide répartis à travers le Québec.
La liste des centres d'aide est disponible dans la section Jeu responsable du site de Loto-Québec.


En 1997, Loto-Québec a accordé une subvention pour le démarrage du Centre québécois d'excellence pour la prévention et le traitement du jeu pathologique, affilié à l'Université Laval, soit un appui annuel de 500 000 $ durant 5 ans.
En 2000, Loto-Québec s'est impliquée financièrement dans la création du Centre international d'étude sur le jeu et les comportements à risque chez les jeunes, affilié à l'Université McGill, soit un appui annuel de 500 000 $ durant 5 ans.
Ayant acquis au fil des ans une solide réputation internationale dans le domaine de la pathologie des jeux de hasard et d'argent, ces deux centres réalisent aussi des études pour d'autres juridictions.
Ces dossiers ont été transférés en 2001 au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).
Mise à jour : 15 juin 2011